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4.3 KiB

Runbook — verser un document dans la GED Dolibarr

Public : un agent, quel que soit son modèle, ou l'opérateur.

La question à se poser en premier n'est pas « comment téléverser » mais « à quoi ce document se rattache-t-il ? ». La réponse décide de tout, et l'un des deux chemins ne marche pas du tout comme son API le prétend.

Deux GED, pas une

Dolibarr expose deux arbres, et ils n'ont rien en commun :

Arbre URL Contenu Comment y écrire
Répertoires d'objets /ecm/index_auto.php pièces rattachées à une facture, un tiers, une charge API REST, modulepart de l'objet
Répertoires manuels /ecm/index.php ce qui n'a pas d'objet : statuts, KBIS, registre des décisions UI uniquement

Règle : une pièce qui justifie un fait comptable se rattache à son objet, jamais à la GED manuelle. L'appel de cotisations URSSAF va sur les charges, une facture fournisseur sur sa facture. La GED manuelle est le dernier recours, pour ce qui ne se rattache à rien.

Rattacher à un objet — API

curl -s -X POST https://erp.arcodange.lab/api/index.php/documents/upload \
  -H "DOLAPIKEY: $(cat test/.ai_agent_prod_prod_write.key)" \
  -H 'Content-Type: application/json' -d @- <<JSON
{"filename":"piece.pdf","modulepart":"tax","subdir":"<ID DE L'OBJET>",
 "filecontent":"<BASE64>","fileencoding":"base64","overwriteifexists":1}
JSON

subdir est l'identifiant nu de l'objet (2), rien d'autre. Vérifier sur l'onglet Documents de l'objet que le compteur a bougé.

Verser dans la GED manuelle — script

cd test
DOLIBARR_ADDRESS=https://erp-sandbox.arcodange.lab deno run -A provisionGed.ts

Production, double opt-in comme toute écriture de production :

DOLIBARR_ADDRESS=https://erp.arcodange.lab \
ARCO_ALLOW_PRODUCTION=erp.arcodange.lab \
ARCO_PROD_CONFIRM=I-UNDERSTAND-THIS-WRITES-PROD \
  deno run -A provisionGed.ts

--dry-run liste ce qui serait versé sans rien écrire, et vérifie déjà que chaque pièce du manifeste existe sur le disque.

Ce qui est versé est déclaré dans test/gedManifest.ts — répertoires et pièces. Ajouter un document, c'est ajouter une ligne au manifeste et relancer : le script est idempotent, une pièce déjà présente n'est pas re-versée.

Les cinq pièges, tous rencontrés

  1. L'API ment sur modulepart=ecm. Elle répond le nom du fichier — donc succès — et ne dépose rien que la GED sache retrouver : l'arbre affiche « Pas de documents téléversés » et /documents/download répond 404 sur le chemin qu'on vient d'écrire. Elle accepte de surcroît n'importe quel subdir sans broncher. Pour la GED manuelle, passer par l'UI, qui écrit au bon endroit et inscrit la pièce à l'index — c'est l'index qui alimente compteurs et recherche. Une pièce non indexée est une pièce perdue.
  2. Un répertoire ne se crée que par l'UI, sur /ecm/dir_add_card.php?action=create&module=ecm. Le formulaire répond « existe déjà » quand c'est le cas : cela vaut succès pour un script idempotent, ce n'est pas une erreur.
  3. L'arbre est replié et monté en JS. innerText sur son conteneur renvoie vide alors que les répertoires existent ; ses ancres portent href="#", le chemin vit dans l'attribut rel, et l'identifiant de section dans le onclick. Les sous-répertoires n'arrivent en DOM qu'au dépliage. Lire trop tôt, ou chercher un lien section=, fait conclure à un arbre vide.
  4. Plafond de 2 Mo (MAX_FILE_SIZE). Au-delà, le formulaire accepte la soumission, n'écrit rien et n'affiche aucune erreur : le fichier disparaît en silence. Le script contrôle la taille avant d'envoyer. Pour relever la limite : MAIN_UPLOAD_DOC côté Dolibarr, upload_max_filesize côté PHP.
  5. La case « écraser » ne s'applique pas de façon fiable : chaque passe ajoutait un doublon. L'idempotence se joue sur le nom du fichier, relu dans le répertoire avant et après.

Vérifier

Toujours par les noms, jamais par un compteur : un compteur juste peut recouvrir deux exemplaires d'une pièce et l'absence d'une autre. C'est ce que fait le script en fin de course, et c'est ce qui a mis au jour l'échec silencieux de l'API.